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Togo: Vendredi décrété Lomé Ville Morte par le CST. Vivre le film de ces dernières heures

Un calme relatif a été observé ce Jeudi dans les rues de Lomé au troisième jour de la manifestation à l’appel du collectif « sauvons le Togo ».

 

Le collectif avait pourtant confirmé la veille face à la presse que le troisième jour de cette marche pacifique suivie de sit-in aura bel et bien lieu. Ce matin, les forces de l’ordre et de sécurité ont quadrillé très tôt le rond point Gakpoto, point de départ de cette marche. Le quartier Bè était quasiment assiégé, par les manifestant et les forces de l’ordre qui se sont regardé de loin à distance pendant un bon moment, puis, le scénario habituel a repris : Gaz lacrymogène contre jet de pierre, courses poursuite, arrestation des jeunes considérés à tord ou à raison comme étant des manifestants. La police enlève les barricades, quelques minutes après, les manifestants et réinstallent. La scène a durée jusqu’à la mi-journée.

 

 A Dekon, les gendarmes ont renversé, sinon, saccagés le podium installé pour l’apothéose de la marche. Les forces de l’ordre renforcées selon le collectif par les forces du service des renseignements, étaient assez visibles dans tous les coins en groupes de à dix, empêchant tout regroupement humain.

 

Les manifestant quant à eux ont saccagé ce matin le siège de l’UFC, juste derrière le commissariat de Dékon.

 

Réaction du Collectif

 

Les responsables du collectif « sauvons le Togo », réunis en séance extraordinaire à la mi-journée au siège du CACIT, ont réitéré leur appel à observer une Journée Lomé-mort ce vendredi.

 

Ils appellent à la vigilance de contre des dérives répressives du Général Mohamed Atcha Titikpina chef d’état major des forces armées togolaise « principales commanditaires de toutes les répressions qu’il ya eu ces derniers jours à Lomé lors des manifestations du collectif Sauvons le Togo ».

 

Dans une dernière déclaration de presse ce jeudi, Me ATA Zeus Ajavon  a exigé sa révocation de même que le Col Massina Yotrofeï, directeur général de l’ANR. Le collectif dit avoir constaté que depuis le 12 Juin, date du début des manifestations, des voitures banalisées dont une Toyota Carina 3, un véhicule Nissan et un autre Renault, respectivement immatriculés TG-0046, TG-8275, TG-0632, et d’autres véhicules d’immatriculation étrangères, circulent dans les rues et quartiers de Lomé pour procéder à des enlèvements de jeunes gens soupçonnées à tort de manifester pour le collectif « Sauvons le Togo ». Des hommes à bord d’un vehicule de police immatriculé PN-0463 A de même que les PN-0600, PN-0486 et GN-0018 procéderaient à des arrestations arbitraires.

 

« Sauvons le Togo » exige que cesse ces pratiques de terreur source de psychose au sein des paisibles populations.

 

La peur est partout. Les taxis sont à peine sortis ce jeudi à Lomé, On se demande ce qu’il en sera demain et surtout la semaine prochaine dans la ville de Lomé.

 

Le Baccalauréat deuxième partie a lieu au Togo la semaine prochaine.

 

 

La journée de mercredi


Mercredi à Lomé, on a assisté à une répression sanglante du sit-in à la place Dekon. Des manifestants qui sont allées se refugiés dans l’enceinte de l’église St augustin d’Amoutiévé ont été poursuivi jusqu’à leurs derniers retranchement. Les forces du « désordre » ont lancé des gaz lacrymogènes dans l’enceinte de l’église où étaient exposé le très saint sacrément. Des élèves en classe dans l’enceinte en ont eu plein les yeux. Alors qu’ils suffoquaient les responsables de la LTDH qui ont tenté d’arrêter l’hémorragie ont été pris à parti. Le SG, Me Celestin Agbogan a été sévèrement molesté avant d’être emmené au camp gendarmerie. Il s’en est sorti avec une grave blessure sur la tête.  Au bilan de cette journée 120 blessés au total  dont 60 cas graves ; près de 80 personnes arrêtées dont une dizaine dans l’église St Augustin d’Amoutiévé sans compter que le matériel du dispositif de sonorisation du collectif a été emporté.

 

Le ministre de la sécurité Col Latta Gnama assure qu’il n’a jamais donné l’ordre de réprimer les manifestations du « Collectif Sauvons le Togo », de Même que pascal Bodjona, ministre de la décentralisation et des collectivités locales.

 

Alphonse Ken



14/06/2012
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