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Togo: Pascal Bodjona Libre, appelle Faure Gnassingbé à ouvrir le dialogue

Libre enfin

Après plus de Sept mois d’incarcération dans l’épineuse affaire d’escroquerie dans laquelle est aussi impliqué l’ancien directeur du groupe ELF Loïk le Floch Prigent et le PDG de OPS sécurité Bertin Agba, Pascal Bodjona, ancien ministre de l’administration territoriale, ancien homme de main de Faure Gnassingbé est Libre depuis mardi 09 Avril 2013.

 

 

Pascal Bodjona accordant une interview aux journalistes en son domicile à Agbalepedogan

 

« Il s’agit en fait d’une liberté provisoire » a indiqué le procureur de la république Blaise Essolissam POYODI dans un communiqué rendu public quelques instants après la libération de Pascal Bodjona.  Quoi que provisoire, la libération de pascal Bodjona fait suite à une nième demande de liberté provisoire introduite par le collège de ses avocats dirigé par Me Tchassanté-Gbati Géorges.

Pascal Bodjona reste disait – il attaché à la politique. «  et a lancé un appel à Faure Gnassingbé à ouvrir un dialogue pour faire taire cette grogne sociale et politique dans le pays.

Pascal Akoussoulelou Bodjona est libre et clame toujours son innocence et « attend qu’on lui dise » ce qui lui est reproché dans cette affaire.  

Lire ses propos transcris par le confrère Cyrille Ametepé sur sa page facebook et repis par Maxime Domegni suivant ce lien :

https://www.facebook.com/maxime.domegni/posts/4746904876686

 

 

INTEGRALITE DES PROPOS DE L’EX MINISTRE Akoussoulelou Pascal Bodjona recueillis APRES QUELQUES MINUTES A SON DOMICILE...


« Mes premières impressions vont à cette admiration permanente que je dois à mon épouse courageuse et digne, à mes enfants, à mes parents, mes amis et à tous les journalistes. Je vous remercie pour tout votre combat. Je pense que l’affaire Bodjona a révélé en vous - je ne dirai pas des juristes de circonstances - de vrais juristes désormais maîtrisant la procédure et le fond du dossier. Je vous dis merci pour votre soutien. Je remercie l’ensemble des togolais, les hommes politiques, la société civile et toutes les confessions religieuses.

Pour tous les togolais qui se sont levés dans leurs prières pour que justice soit faite, les mots me manquent en cette circonstance pour leur dire ma gratitude.


A toute la classe politique togolaise, à tous ceux qui légitimement, pouvaient ne rien à voir à se soulever contre cette injustice et qui se sont dits : bien qu’il fut notre adversaire politique, nous n’allons pas nous taire, je leur dit aussi merci. A mes amis politiques d’hier, à mes frères, je leur dis merci et je pardonne à tous ceux qui maladroitement ont pensé initier- je dis bien maladroitement - cette procédure cousue de fil blanc contre moi. Je ne leur souhaite pas cette privation, cette épreuve. Que Dieu aie pitié d’eux.
je n’ai pas été écouté par le doyen des juges. Le juge qui a le dossier depuis plus de deux ans, c’est le juge chargé du 4e cabinet.

Je crois bien que, je l’ai dit et je le répète : Bodjona n’a jamais été dans la dynamique d’une justice de miséricorde, d’une justice pour service rendu. Mais, je demandais seulement une justice de raison. Je pense que la raison semble revenir. C’est à vous de déduire.

Je ne sais pas ce que j’ai fait. Il faut faire la différence entre un témoin simple ou un témoin assisté comme en France et un témoin sous la foi du serment. Quand on prête serment, cela veut dire que le juge qui a le dossier sait qu’il n’y a aucun indice contre vous. Il a ouvert l’information et on m’a écouté sous la foi du serment. Et par une procédure bancale, acrobatique, scandaleuse, atypique et illégale de tout point de vue, on me détient, on m’arrête de façon acrobatique.

Je pense qu’il n’y a pas à se dire quoi que ce soit. Bodjona veut que la procédure suive son cours. Je suis là, je ne me souscris jamais à la justice. Mais, j’estime que je ne sais pas de quoi il s’agit. Vous êtes des journalistes analystes des faits. Il appartient aux esprits avisés que vous êtes, d’en tirer les conclusions.

Permettez-moi après huit mois de privation de liberté, de donner la chaleur à mon épouse, à ma famille, à mes amis que vous êtes. Vous ne voulez pas de ma chaleur ? Je ne vous ai pas manqués ? je crois bien qu’il ne me paraît pas inutile de vous rappeler les grandes responsabilités que j’ai eu à assumer. Premier directeur du cabinet du président de la République, ce n’était pas donner à qui que ce soit. Ministre d’Etat, ministre de X ou de Y, j’ai apporté ma petite contribution lorsque j’étais à ces fonctions dans le cadre du règlement de certaines difficultés d’ordre politique, syndical et sportif. Après plus de sept mois de détention, je reste toujours fidèle et je crois bien que le président restera toujours attaché à cette vertu de dialogue et qu’il s’élèvera pour que, toutes les voies du dialogue puissent permettre d’apaiser ce pays. Les conseillers ne sont pas les bons maîtres »

 

Alphonse Ken

 



10/04/2013
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